Le Maréchal de Villars, \). 154. — Foucault, p
tiale catholique. Les évêques se plaignirent de la hardiesse croissante des réformés et se séparèrent , sans rien conclure. Richelieu plaida la cause de la / modération dans un mémoire qu'il adressa au roi; \ il demanda au chancelier de Lamoignon, de prendre \ sur cette question des mesures que l'équité réclamait ', mais qui ne furent réalisées que sous Louis XVI. En 1762, le duc de Fitz-James écrivait à un curé qui signalait des assemblées de nouveaux catholiques, nom que l'on donnait aux protestants qui n'étaient convertis que de nom : « Il faut tâcher de les ramener à leur devoir par la douceur -. » Le maréchal de Contades, en Alsace, protégeait plus efficacement les juifs, lorsqu'il défendait en 1785 aux chrétiens de les maltraiter-^.
En 1733, le comte de Belle-Isle, gouverneur de Metz, s'elTorça d'atténuer les mesures de rigueur prises récemment contre les juifs. S'il abandonnait à la sévérité de la loi les juifs du plat pays, qui étaient « très préjudiciables aux paysans par leurs usures », il plaidait en faveur de ceux de la synaguogue de Metz, très utiles, selon lui, pour l'approvisionnement des troupes et pour la fourniture de chevaux aux officiers. Il alla même conférer de cette question à Strasbourg avec le gouverneur et l'intendant d'Alsace, et tous furent d'accord pour de-
1. Floquet, Hist. du parlement de Normandie, t. VI, p. 147. — lloschach, t. XIII, p. 1120. — Vie privée du Maréchal de Richelieu, t. Il, p. 72 à8'«.