‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 163 sur 205 · Bibl. nationale, fr · texte numérisé non relu

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2. LeUre de filz-James au vicaire général de Carcassonne, du 27 décembre 1761.

deux évoques; il écoute les sollicitations des carmélites de Paris qui lui transmettent les réclamations d'autres carmélites contre la construction d'un hôpital en face de leur couvent. En Béarn, le duc de Gramont, qui avait c( connaissance des affaires de la religion », établit en 1683 un subdélégué pour juger les protestants; l'intendant fit révoquer ce dernier, « les gouverneurs ne devant pas avoir de subdélégués 1 ». Les gouverneurs combattirent et poursuivirent les protestants, sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, avec un zèle quelquefois excessif. Lors de la révocation de l'édit de Nantes , un lieutenant général du gouvernement de Normandie fit un vrai sermon aux chefs des familles protestantes de Rouen pour les engager à abjurer dans un délai de deux heures. Comme ses exhortations furent appuyées par Tarrivée de douze compagnies de cuirassiers qui furent logés chez les religionnaires, il y eut cinq cents abjurations en quatre jours. Sous Louis XV, les gouverneurs se montrent animés, à l'égard des protestants, des sentiments de tolérance qui prédominent de jour en jour davantage dans l'opinion. Le maréchal de Richelieu réunit, en 1752, les évèques du Languedoc pour les porter à rendre plus faciles les épreuves exigées des religionnaires, pour que le sacrement de mariage leur fût administré. On sait qu'il n'existait pas d'officiers de l'état civil, et que les protestants, pour être mariés régulièrement, devaient se prêter aux formes d'une bénédiction nup^

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