Barbier, Journal, 1. VI, p
qui reçoit en compensation une aug-mentation de pension '. Ce n'était pas la première fois que des dissentiments de ce genre se produisaient à Metz. En 1717, le gouverneur demandait le déplacement de l'intendant de Cély; celui-ci protesta vivement. Un déplacement, disait-il, le ruinerait; il ne peut être déshonoré ou ruiné pour satisfaire un caprice de M. de Saillant, le gouverneur. Il sollicita un ordre du régent pour déclarer à celui-ci « de vivre bien ensemble, du moins en apparence. -> « Il n'est pas permis, ajoutait-il, à un intendant de manquer à un gouverneur; il doit le respecter; il lui est subordonné... Mais il ne semble pas juste que parce que la figure de l'intendant déplaît au gouverneur, l'intendant soit déshonoré ou révoqué. » Une fut ni l'un ni l'autre; il sut mettre les procédés de son côté, et l'intervention de l'autorité supérieure apaisa la querelle^.
En général , le gouverneur et l'intendant vivaient en bonne intelligence ^ : le premier, touchant ses appointements et exerçant quelques-unes de ses attributions; le second, se montrant plein de déférence pour les désirs du premier, mais finissant la plupart du temps par avoir le dernier mot, parce qu'il connaissait les affaires, qu'il les suivait et qu'il donnait des renseignements conformes à la solution