Ibid., H
3. Académies des sciences de Montpellier et de Toulouse. Académie, tenue par un écuyer du roi à Toulouse (1,200 fr. en I76i.) Manège de Rennes (2,000 fr. en 17C5.)
pour les écoliers des basses classes qui font des essais publics et pour les thèses de ceux des hautes classes. Les états de Foix allouent 300 francs aux jésuites de Pamiers pour leur cours de philosophie. Ceux d'Artois décernent des prix aux élèves du collège d'Arras; un de leurs lauréats fut Joseph Lebon', qui dutcnvoyer à Féchafaud plus d'un des fondateurs des prix qu'il avait reçus-. Une médaille d'or de 500 francs est attribuée par les mêmes états pour un concours de l'école de dessin. Un concours analogue est institué à Dijon ^; il met en relief le célèbre peintre Prudhon. Nous trouvons aussi, vers la même époque , des acquisitions de cabinets scientifiques, tels que l'observatoire et les instruments du directeur des travaux du Languedoc, ainsi que des subventions pour la création de chaires de chimie et de physique. La Bretagne donne 4,000 1. par an pour les écoles de chirurgie de Rennes et de Nantes, 500 francs à l'école d'accouchements et à celle de mathématiques de Rennes^.
Où l'initiative des états fut vraiment féconde , c'est pour l'encouragement des études historiques. Il y eut entre eux une noble émulation pour les susciter.
1. Arch. nationales, H. 70, Tl'i. — E. Rossignol, Assemblées de Castres, p. 91 à 97. — Koschach, l. XIII, p. I30i. — F. Filon, p. 102 — Au seizième siècle, les élats de Béarn s'opposaient à la fondation d'écoles « destinées, suivant eux, à encourager la paresse. » (L. Lacaze, p. 28).