Arch. nationales, H
146 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.
l'industrie sont presque toujours provoqués par le pouvoir central et les intendants. Même en Languedoc, dans la province où ils sont le plus secondés par l'opinion publique et le zèle des députés, leur sollicitude n'est pas à comparer à celle des intendants; celle-ci se révèle par les correspondances, les enquêtes, les mémoires dont les archives départementales conservent d'innombrables spécimens. Les états s'associent au mouvement qui vient de haut, avec une ardeur plus ou moins grande et méritoire, selon les circonstances et les temps; ils provoquent parfois des institutions utiles, comme la création d'une université à Dijon, pour remédier aux dépenses et aux inconvénients de l'envoi des enfants dans des centres d'instruction éloignés ^ , comme la fondation d'une école de gentilshommes, pour laquelle la Bretagne inscrit 28,800 liv. à son budget bisannuel '. Us accordent libéralement des subventions à des académies des sciences, d'équitation^, de peinture. Vers 1760, des cours gratuits de dessin et de sciences furent établis sur différents points de la France ; les assemblées les encouragent. Celle du Nébouzan, malgré la modicité de ses ressources, vote 400 1. pour des lectures de théologie et de philosophie au collège des dominicains de Saint-Gaudens, 50 1.
1 En 1722. Arch. nationales, H. 102. Les états donnent 6,000 1. de gages aux professeurs de cette université. (1776. Ibid., II. 130.)