Arch. nationales, H. 139. 300 fr
leurs , ce sont des allocations à des historiens ' et à des cartographes; en 1769 le Languedoc contribue pour 15,200 1. à la confection de la carte de Cassini-. Si de très estimables travaux historiques furent publiés dans le pays d'élections, il faut reconnaître que les pays d'états l'emportèrent sur eux par le nombre et la science de leurs publications provinciales.
Bien qu'elles fussent présidées par des évêques, les assemblées accordent peu de subventions aux églises et aux établissements religieux. Les allocations votées en faveur des ordres mendiants, dont nous avons parlé, ne peuvent être considérées que comme des aumônes. Les états de Languedoc s'associent particulièrement au mouvement qui précéda, suscita et suivit la révocation de l'édit de Nantes; ils donnent des secours, variant entre 6,000 et 10,000 francs, à des maisons de nouveaux convertis ou de refuge, à des jésuites , qui veulent construire des églises. Si cette ferveur s'attiédit au siècle suivant en Languedoc , elle se maintient en Bretagne. Cette province fait des démarches pour faire canoniser deux Bretons; elle a une église à Rome, Saint- Yves; elle a des bourses dans un séminaire de Rome ; elle donne, en 1705, 10,000 francs aux pères du séminaire de Brest pour parachever leur bâtiment ; les secours qu'elle accorde aux églises et aux couvents sont plus nombreux qu'ailleurs^. Lorsque l'assistance of-
1. A Brayer, pour son Histoire des fanatiques (1712), à d'Argentré, poursa réimpression de l'Hist. de Bretagne ,elc. (Arch. nat.)