ACTE PREMIER
mendier des amitiés pour qui mérite de les trouver par soi-même!...
ARDISSON
Je vais lui donner un client, moi! et un fameux... Aujourd'hui même.
GEORGES
Tu n'auras pas tort : c'est un excellent avocat.
ARDISSON
Doit-il venir?
Je n'en sais rien.
ARDISSON
Tu ne l'attends pas ?
GEORGES
Non. A dix heures, je file au tribunal.
ARDISSON
Eh bien, je vais lui écrire... qu'il aille de suite chez le docteur Dupont. Tu sais, ce docteur paralysé, qui ne bouge plus de sa chaise- longue.
GEORGES
Le client?
ARDISSON
Et un fameux. Roubeau, l'entrepreneur, devait lui payer hier quinze mille francs.
GEORGES
Roubeau est bon pour un million.
ARDISSON
Aussi, il ne paie pas... Toujours liardeur comme un vieil
usurier qu'il est. Eh bien, du moment qu'il lanterne, nous lui flanquons un bon procès... (ii sj frotte les miiins.) De quoi écrire, s'il te plaît !
Là, dans mon cabinet.
ARDISSON
Pardon, (saluant Berthe.) Madame, votre très humble.