CTE PREMIER
Plus que jamais!
LE COMTE
Ton dernier mot?... Et si je te disais : il y va de l'iionneur de ton nom?
MAURICE
Nous le comprenons difleremment l'honneur!
LE COMTE, dans un grand trouble.
Alors... adieu!
MAURICE
Adieu !
Le comte s'éloigne puis revient.
LE COMTE
Dans le cas, pourtant, où tu... Chez mol, jusqu'à midi... Après, il sera trop tard.
Il sort par la gauche.
SGÈINE XI
MAURICE, pais BERTHE.
Maurice va à la porte do droite, frappe discrètement. Au bout de quelques secondes, entre Berthe.
BERTHE
Il est parti?
MAURICE
Oui.
Il sait tout.
MAURICE
Que t'a-t-il dit?
BERTHE
Ohl des choses!... Rien qu'à ses regards, j'ai compris qu'il savait... Ses paroles étaient respectueuses : ses regards m'outrageaient... Un moment, il m'a môme menacée... C'est fini, mais quelle torture! (un tem.s.) Tout le monde le sait, n'est-ce pas?
MAURICE
Non... Non.
BERTIIE.
Qu'allons-nous faire?
MAURICE
Je n'ai plus qu'à partir... le plus tôt possible... Ce soir.
BERTHE
Mais Georges?
MAURICE
.le ne puis partir sans le voir, il voudra me retenir : il faudra être fort, savoir dissimuler... oh! pour lui! Nous devons mentir dans son intérêt.
BERTHE
Nous ne saurons pas... Notre manque d'habitude, c'est la dernière honnêteté qui nous reste... Et dire que nous avions tout prévu. Sachant ce que nous faisions, nous ne pouvons invoquer...
MAURICE
Tais-toi 1 Nous étions inconscients !... Sait-on de quelle manière on commence? Ce poison si pénétrant, qui le reconnaît tout de suite? 11 s'appelle d'abord la pitié ! le respect! la foii Peut-on le craindre, quand il n'est qu'une soif du bien