‹ La provinciale; piece en trois actesChapitre 33 sur 68 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BERTHE, troublée.

Il n'est pour rien, je t'assure.

GEORGES

Enfin, que désire-t-il?

BERTHE

Marier son fils.

GEORGES

Tiens ! 11 s'adresse à nous !

BERTHE

Pour que nous l'aidions à convaincre Maurice.

GEORGES

... Qui résiste? En principe, il a tort. Un beau mariage les relèverait, son père et lui. J'y avais déjà pensé de mon côté... Voyons! De qui s'agit-il?

BERTHE

De la fille de Roubeau.

Fichtre! Alors, je comprends Maurice. Roubeau n'est qu'un triste sire et sa fille une évaporée... jolie, mais inquiétante... Comment t'en es-tu tirée?... J'espère que tu n'as point promis d'endoctriner ce jeune homme.

BERTHE

J'ai mal fait?

GEORGES

Ma pauvre Berthe! As-tu parlé au principal intéressé?

BERTHE, après une hésitation.

Pas encore... Je ne l'ai vu qu'une minute.

GEORGES

Eh bien, tu m'en diras des nouvelles ! Maurice ne se laissera pas faire... Traîner la misère à cause de l'auteur de ses jours, passe encore! mais s'enrichir de cette façon... (Berthe prend la boîte et s'éloigne.) Comment ! tu pars comme Cela !... Et moi?

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