BERTHE, MAURICE
Berllie. assise devant le feu, rêve. Maurice sort avec précaution du cabinet de Georges regarde autour de lui, arrive doucement derrière elle et l'embrasse.
BERTHE, languissamment.
Maurice. . .
BERTHE
Je t'aime... Tu es là, je suis heureuse.
MAURICE
Tu ne m'attendais guère ?
BERTHE
Je t'attends toujours.
MAURICE
Ce matin, je ne devais pas venir... Mais je suis monté à tout hasard, désireux de respirer le même air que toi.
BERTHE
Georges ?
MAURICE
Il est occupé dans son cabinet...
Il l'embrasse de nouveau.
BERTHE
Et toi, m'aimes-tu?... Oui, je sais... mais est-ce de l'amour... véritable?
MAURICE
Je ne vivais pas avant de te connaître.
BERTHE
Tu m'aimes sincèrement ?
Va, tu le sais.
BERTHE
Dis-le-moi quand même : tes paroles resteront ! Quand je suis seule, je t'écoute encore... Va, c'est long, toute une journée... Tu t'en vas déjà?
MAURICE
Il le fauté