‹ La provinciale; piece en trois actesChapitre 65 sur 68 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MAURICE, après un long silence.

Je t'aimais pourtant... et je t'aime plus que jamais!... J'aurais essayé d'être tout pour toi... Je t'aurais entourée de tant de respect, de tant d'affection... Nous serions allés très loin... nous créer un foyer... recommencer l'existence... Peut-être serais-je parvenu... (oésoié.) Mais non, c'est impossible.

BERTHE

Tout est impossible.

Je le savais lorsque je suis venu !

BERTIIE.

Moi aussi, je le savais... J'ai pourtant essayé... (Après un silence. j Tu pars ce soir?... Où iras-tu?

MAURICE

Peu importe.

BERTHE, distraite.

Que vas-tu devenir? (Geste indifférent de Maurice.) Il faut m'oU -

blier. (un silence.) Et tou père?...

MAURICE

Je ne l'ai pas revu... Son affaire est arrangée...

BERTHE, après un nouveau silence.

Nous n'avons plus rien à nous dire.

MAURICE

Plus rien... Et nous nous quittons pour toujours...

BERTHE

Dans ce monde... Mais après... si la mort ne nous anéantit pas tout entiers... peut-être?...

MAURICE

Adieu, Berthe.

Adieu, Maurice.

Il sort par la porte du fond.

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