‹ La Prusse et l'Autriche depuis Sadowa (volume 2)Chapitre 3 sur 21 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

maintenir Tunion des diverses nationalités dont elle se compose, en donnant satisfaction à leurs exigences, ou bien ces exigences ne peuvent-elles se concilier avec l'existence de l'État, et l'antique Empire va-t-il se dissoudre, laissant, à l'orient de l'Europe, un vide que le panslavisme serait destiné à remplir ?

Ce sont là de redoutables problèmes où l'avenir de notre continent est engagé.

En ce qui concerne l'Allemagne, on peut affirmer, je crois, que, tôt ou tard, sous forme, soit de moûarchie constitutionnelle, soit de république fédérale, elle arrivera à l'unité. L'unité établie par un lien plus ou moins serré est l'objet des vœux de tous les Allemands. Depuis que le sentiment national s'est réveillé au delà du Rhin, ils veulent constituer un État assez fort pour résister à leurs voisins, assez uni pour que l'étranger ne puisse plus, comme autrefois, profiter de leurs discordes. Ils comprennent que la prospérité , la grandeur, la sécurité de leur patrie est i ce prix.

La barrière du Main disparaîtra. Imposée dans les conférences de Nikolsbourg par l'empereur Napoléon, comme un expédient improvisé, elle ne repose ni sur les traditions historiques, ni sur la configuration des territoires, ni sur la limite des rac^s, ni sur led convenantes des populations.

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