INTRODUCTION. III
Depuis les premiers temps du moyen âge les différentes tribus allemandes ont été réunies par un lien commun. Inévitablement il en sera de même dans l'avenir.
Le seul point douteux est de savoir si c'est l'Allemagne qui absorbera la Prusse, comme le Piémont s'est fondu dans l'Italie, ou si c'est la Prusse qui absorbera l'Allemagne . A un point de vue général ce détail d'exécution importe peu ; car le résultat final sera toujours le même. Une fois l'union faite, chaque élément finira par exercer une part d'influence proportionnée à l'activité, à la force, à l'intelligence dont il est doué.
En ce moment, grâce à l'alliance des deux partis extrêmes, les radicaux et les cléricaux, le Wurt^nberg et la Bavière s'éloignent de la confédération du Nord. Ce n'est point parce qu'au midi l'on repousse l'unité; c'est parce que l'on n'aime pas la Prusse.
Hais ces mouvements sont superficiels et passagers. Si le gouvernement prussien entrait fran* chement dans la voie libérale, toute opposition tomberait. Il y a une nécessité supérieure qui domine tout et qui finira par amener l'issue inévitable.
S'il n'y a point de guerre, l'unité se fera peu à peu, sous l'influence des intérêts économiques et de la communauté des idées, par des lois qui éta-