‹ La Prusse et l'Autriche depuis Sadowa (volume 2)Chapitre 9 sur 21 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

de ce moment , l'Europe libérale, au lieu de ses haines, a voué à TAutriche toutes ses sympathies. N'est-ce pas la preuve qu'un grand progrès s'est accompli ?

La France, redevenue maîtresse de ses résolutions, doit-elle tenir debout, au besoin par les armes, la barrière du Mein , inventée par Tempereur Napoléon? — Si la France entend seulement défendre les petits États , ses voisins , contre les attaques à main armée de la Prusse , elle est dans son droit , à condition qu'elle s'interdise ce qu'elle interdit aux autres. Mais si elle veut empêcher tous les États de l'Allemagne méridionale, ou même un seul d'entre eux, d'entrer spontanément dans la confédération du Nord, elle n'a plus pour elle ni le droit, ni la raison. Dans les limites de leur territoire , les Français veulent pouvoir s'organiser à leur guise, et malheur à qui prétendrait intervenir dans leurs arrangements intérieurs. De quel droit voudrait-on empêcher les Allemands de faire de même de l'autre côté du Rhin? Ce serait une prétention inique, une contradiction qui révolterait la conscience de l'Europe , et qui ne ferait d'ailleurs que hâter ce que l'on voudrait retarder.

Si la France tend la main aux Allemands, si elle leur déclare hautement qu'elle ne se croit ni le droit, ni le devoir d'intervenir dans leurs af-

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