I. Gazette de Colofjnc du ii juin
l'assemblée nationale de pkusse 187
naire chevelu, Urban, enlevaient les grilles du château et les jetaient dans la Sprée. L'émotion se communiquait à la province : h Breslau, les clubs organisaient une démonstration populaire pour protester contre le rejet de la proposition Berends *.
Le i^ jiiiiij l'émeute atteignit son comble par un exploit extraordinaire, le pillage de l'at-senal. Situé en plein centre de la ville, l'arsenal était gardé par un détachement de garde bourgeoise et une compagnie d'infanterie. La populace se jeta sur la porte avec une telle furie, qu'on ne put l'expulser des cours; la garde bourgeoise préférant une retraite prudente, la surveillance des salles du rez-de-chaussée fut confiée à une association, la « Handwerker-Verein » qui ne surveilla rien. Son zèle s'évanouit devant une grêle de pierres, dirigée sur les fenêtres ; la foule envahit les salles inférieures et commença à détruire ; voulant monter au premier étage, elle rencontra un capitaine naïf qui crut tout ce qu'on lui disait : « La Révolution est maîtresse de Berlin, toutes les troupes ont quitté la ville, le roi s'est enfui même de Postdam », et livra la place avec simplicité. Le pillage continua de plus belle. Les modèles de fusils à aiguille, tenus jusqu'alors secrets, furent jetés dans la rue