Kaufmann, Politische Geschichle, p
Matter. i3
194 LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848
ville de Schweidnitz, en Silésie, avait donné, puis retiré la permission à la garde bourgeoise de battre le rappel pour ses exercices. Ces contradictions produisirent une manifestation assez violente ; une compagnie s'avança pour la dissiper ; en coup de surprise, un conflit se produisit entre la foule et la troupe, et, sans sommation préalable, les soldats firent feu * ; plusieurs personnes furent tuées ^.
Ce grave incident souleva une émotion profonde dans le pays et une discussion ardente s'engagea à l'Assemblée constituante. A une très forte majorité, la Chambre décida l'envoi d'une commission d'enquête à Schweidnitz ; la gauche demanda plus ; le D"" Stein, député de Breslau, déclara que la faute remontait aux fonctionnaires qui « continuaient les erreurs du régime renversé », et aux officiers qui avaient voulu mettre fin par la force au nouvel ordre de choses ; il déposa une proposition ainsi conçue : « Le ministère est invité à adresser un ordre du jour à l'armée portant que les officiers doivent rester étrangers aux efforts réactionnaires, éviter tout conflit avec les civils et, par leur union avec les