I. Kaufmann, Politische Geschiclde, p
l'assemblée nationale de pnussE igS
autrichien comme chef aux troupes de tous les Etats allemands ; il invita les gouvernements à commander pour le 6 août une (( parade » de tous les régiments où les soldats pousseraient un triple hourrah en l'honneur du vicaire d'Empire, comme signe de soumission \ Cetle prétention souleva un véritable toile et amena des protestations jusqu'à l'Assemblée de Berlin. Le peuple et l'armée, en lutte perpétuelle, furent de même cœur dans cette opposition. Les petits journaux, les caricatures exprimèrent en termes amers l'opinion-générale '. On ne pouvait admettre que l'armée prussienne fût soumise à un Autrichien.
Le ministère était embarrassé; il ne voulait pas heurter les décisions de Francfort et ne pouvait s'opposer à la volonté du peuple prussien \ Le roi tourna la diflîcultéen déclarant dans un bulletin à l'armée que « les troupes prussiennes se soumettraient, conformément à son ordre, à S. A. I. l'archiduc Jean ». ^LtÎs le 6 août, il n'y eut en Prusse aucune parade. Un brutal incident attirait avec passion l'attention générale.
Le 3i juillet, le commanda)it militaire de la