Unruli, Erinnerungen, p
en droit ; jusqu'au 5 décembre i848, le roi n'était lié envers son peuple par aucun contrat légal, l'assemblée n'était convoquée que dans l'espoir de convenir une constitution ; cet espoir n'avait pu se réaliser; le souverain demeurait donc législateur unique et indiscutable*. Les deux Chambres se rallièrent à cette opinion et reconnurent dans leurs adresses la validité de la constitution « dorénavant loi fondamentale de l'Etat prussien ^ ».
Mais cette loi n'était que préparatoire et soumise à réforme ; sur la nécessité de la revision, tous étaient d'accord, le roi qui en signalait le besoin dans son discours du trône, le ministère qui la préparait, les députés qui la réclamaient. La seconde chambre nommait en conséquence une commission pour « proposer les points à reviser dans la constitution du 5 décembre » ; Vincke et Unruh étaient rapporteurs et rédigèrent leurs projets. Mais les Chambres ne devaient jamais délibérer à ce sujet ; un tel débat était impossible ^, car un désaccord profond régnait sur la nature même de la revision ; la majorité voulait des changements de forme et
1. Arndt, Die Verfassungs-Urkunde fiir den preussischen Staat, p. 6 à 8.
2. Rônne, Das Staatsrecht der preussischen Monarchie, I, p. 43, § lo.