‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 141 sur 174 · Hezekiel, Das Buch vom Fiirsten Bismarck, p. ii · texte numérisé non relu

Hezekiel, Das Buch vom Fiirsten Bismarck, p. ii

LE DERNIEU EKFORT DES LIBÉRAUX ET SON ÉCHEC sSq

opinion. Seul Bismarck et quelques amis savaient ce qu'ils voulaient, mais leur opinion politique était telle que suivant l'avis de Bismarck luimême, « l'Etat ne pourrait les employer que dans deux ou trois ans ' ». Quelques esprits sagaces comprenaient, dès l'ouverture des Chambres, qu'il serait impossible de gouverner avec elle et que la dissolution s'imposerait à brève échéance ". Cette Chambre prussienne présentait d'évidentes analogies avec l'Assemblée léffislative, élue en France à la même époque ; ceci n'est pas pour étonner; des situations analogues produisent dans des pays différents de mêmes effets.

A cette époque, le premier soin d'une assemblée parlementaire dans un état monarchique était le vote d'une adresse à la couronne, pour permettre aux Etats d'exposer les vœux de la nation, les deux chambres ne manquèrent point à cette habitude. Plusieurs questions furent soulevées à cette occasion. Le parti radical avait contesté la validité de la constitution du 5 décembre ; il soutenait qu'en convoquant l'Assemblée nationale pour co/n>enir le pacte constitutionnel, la couronne s'était engagée à s'entendre avec les députés et avait perdu le droit d'octroyer un acte unilatéral. Cette argumentation n'était pas fondée

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