‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 144 sur 174 · I. Bismarck, député, p. yS · texte numérisé non relu

I. Bismarck, député, p. yS

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Ul\2 LA PRUSSE ET LA UÉVOLUTION DE l848

prend pas qu'il lui faille faire prisonnier plusieurs ibis le même séditieux ». La majorité se prononçait pour l'amnistie.

Plus vifs furent les débats sur l'état de siège qui subsistait encore h Berlin ; à deux reprises, le 12 mars, sur la proposition de Waldeck, le 2 1 mars, à propos de l'adresse, la gauche réclama la levée immédiate de cette mesure. Bismarck répliqua avec une ironie hautaine que a l'état de siège ne portait pas atteinte à la liberté des délibérations » et demanda aux députés radicaux s'ils chanteraient encore les vers révolution-

naires

Nous teignons bon teint,

Nous teignons bien,

Nous teignons avec le sang des tyrans.

Le ministère n'admettait pas l'ingérence du Parlement en pareille matière ; il tenait l'état de siège pour une mesure de gouvernement, prise par nécessité d'Etat et de forme régulière, car en novembre l8^8 il n'y avait pas de constitution ; il appartenait au souverain d'apprécier à quel moment l'ordre serait rétabli de manière suffisante pour permettre la levée de l'état de siège. Le 25 avril cette question fut reprise pour la troisième fois ; Manteuffel exposa et soutint la théorie du gouvernement ' ; une majorité de

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