Treitschke, V, p
3. Le gouvernement aurait voulu la faire discuter en séance plénière.
68 LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848
Le passage à la chambre des seigneurs fut, d'ailleurs, fatal à la plupart des pétitions politiques ; la curie des Etats s'évertuait à les voter dans la forme la plus modérée ; presque jamais elles ne réunissaient à l'autre chambre la majorité nécessaire, et quand elles y parvenaient, c'était grâce à des remaniements qui en transformaient le sens ; à leur retour, la curie des États en votait les modifications pour obtenir un résultat; une seule fois, elle se tinta sa décision première et refusa d'adopter les modifications apportées par la curie des seigneurs, lors d'une pétition faite pour ôter au gouvernement le droit de contracter des emprunts, même à la veille d'une oruerre\
La curie des seigneurs se conformait exactement il ces paroles du prince de Prusse : « Les quatre Etats de la Diète réunie ont tous le même intérêt : le bien du roi et de la patrie. Dans les deux curies, ces intérêts doivent être et seront le but commun. Cependant, si l'on faisait des propositions qui n'eussent pas pour but le bien du roi et de la patrie, il se formerait dans le Landtag une fraction pour garantir les intérêts du trône, et il me paraît certain qu'elle trouverait son principal appui dans cette assemblée^. » Ainsi se justifiait la crainte des libéraux de