‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 36 sur 174 · Havrri, p · texte numérisé non relu

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74 LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE iS^S

mais il est évident que les fonctionnaires du grand duché de Posen voudraient écarter notre nationalité et la langue polonaise de toutes les affaires politiques. Cependant ceux qui sont tenus d'accomplir les promesses et les garanties royales, et d'en faire une vérité, ne devraient jamais oublier que la dignité du monarque est liée à la sainteté de sa parole, qu'elle n'est respectée que lorsque la parole demeure intacte, claire et pure comme la lumière du soleil. On ne doit pas chercher à la rendre illusoire par des subtilités ; et, fiit-elle même équivoque, il faudrait, par égard pour la dignité royale, l'interpréter de la manière la plus favorable à ceux qui l'ont reçue comme garantie des biens inviolables*. Cette pétition fut défendue par Vincke et Hansemann, combattue par Bodelschwingh; le maréchal président la curie la déclara hors la compétence de l'Assemblée, comme n'ayant en vue que les intérêts d'une seule province. Frédéric- Guillaume IV confirma cette appréciation, mais en manifestant « ses intentions bienveillantes envers tous ses sujets de nation polonaise' ». Peu de jours après, à la grande indignation des conservateurs ultras, la curie des Etats demanda au roi d'user de son droit de grâce envers les

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