‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 44 sur 174 · I. Séance du i5 mai · texte numérisé non relu

I. Séance du i5 mai

86 LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848

ne puis voter autrement' ». M. de Bismarck, s'élevait avec force « contre cette tactique qu'on peut stigmatiser du mot d'extorsion ; il faut en quelque sorte que le gouvernement achète par des concessions le vote de l'emprunt- ». Vincke, Hansemann, Auerswald se déclaraient incapables « d'assumer une pareille responsabilité tant qu'on n'aurait pas assuré le retour régulier du Landtag et son contrôle du budget^ », Et le vieux colonel de Saucken Tarputschen s'écriait: «Si je pouvais changer toutes les cabanes de mon pays en châteaux par la concession de l'emprunt, je voterais contre dans la certitude que l'on est plus heureux dans une cabane avec une conscience légèrequedans un château avec une conscience lourde. » La majorité se rallia à cette opinion, et par 36o voix contre 179 rejeta le projet d'emprunt*.

Cette majorité si compacte allait se disloquer au dernier jour sur une question de principe analogue. D'après la seconde ordonnance du 3 février, les Diètes provinciales devaient élire des délégations, qui, réunies en comité permanent, exerçaient la plupart des droits du Landtag uni. Le parti libéral n'avait cessé

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