Lettre de Schwerin à Biedermann, Mein Leben, I, p
d'accorder les impôts » ; il espérait ainsi «provoquer la couronne à de nouvelles concessions et amener le développement politique de la Prusse sans conflit entre le peuple et le prince, mais par leur accord* ».
Ce devait être le dernier acte politique du Landtag.
Pendant les trois mois de son existence, l'impression à la Cour avait été d'étonnement et d'irritation.
Frédéric-Guillaume IV, avec cette dose énorme d'illusion qui formait le fond de son caractère, avait cru réellement que son peuple et ses Etats lui seraient reconnaissants des ordonnances de février et le lui manifesteraient par une fidélité touchant à l'obéissance. Dès les débats de l'adresse, il lui fallut perdre cette opinion optimiste. La déclaration des droits le jeta dans une nouvelle et plus vive irritation et les cent trente-huit députés qui l'avaient signée furent désormais bannis des fêtes royales. Ce devint d'ailleurs un système politique d'omettre auxinvitations de la Courles députés qui s'étaient signalés par des tendances libérales, — Arnim en fut un jour, — ou de les y convier, mais de leur tourner le dos". Le refus de l'emprunt pour