G. Kaufmann, Politische Geschichte Deutschlands iin
LA DÉCEPTION DK l8l5 II
Frédéric-Guillaume III est entraîné par l'allure générale. Le 17 mars, il lance V Appel à mon j)euple : « Brandebourgeois, Prussiens, Silésiens, Poméraniens, Lithuaniens, vous savez ce que vous avez souffert depuis sept ans; vous savez quel sort lamentable vous attend si nous ne sortons pas avec honneur de la guerre qui commence. Souvenez-vous de vos aïeux! Grands seront les sacrifices que l'on demandera à toutes les classes... Quels qu'ils soient, ils n'entrent pas en balance avec les biens sacrés pour lesquels nous devons combattre et vaincre si nous ne voulons pas cesser d'être Prussiens et Allemands '. » Le même jour, l'ordonnance sur l'organisation de la landwehr exprime le regret que « les temps ne permettent « pas de consulter les fidèles États' » ; et un ordre de cabinet, signé à Paris le 3 juin i8i4 promet « une constitution parlementaire (standisch) et une représentation ' ».
Toute une nation part en guerre, elle vainc et la paix s'établit. Mais les peuples ne doivent pas compter sur la reconnaissance des monarques. Le roi de Prusse a obtenu de ses sujets l'effort
ncunzehnteii Jahrhimdert, p. 3o ; A. Pfisler, Dus deutsche Valerland lin 19. Jaltrhunderl, p. 64 et suiv.