‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 6 sur 174 · Geset:-Sainmlung , i8i4, P · texte numérisé non relu

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qu'il désirait, et les promesses destinées à les aiguillonner vont s'évanouir. Le généreux enthousiasme de V Appel à mon peuple est loin, l'influence de Metternich l'emporte. La question desréformes devient solennellement protocolaire. Au Congrès de Vienne, les plénipotentiaires des divers Etats allemands s'entretiennent de la constitution fédérale et de la nécessité d'assurer h chaque pays des institutions représentatives '. Au mois d'octobre, les cinq grands Etats allemands- se mettent d'accord à ce sujet et échangent diverses dépèches et propositions ^ qu'une note de la Prusse, le lo février i8i5, essaie de préciser ; mais aucun monarque ne se décide à sortir des vagues projets et à octroyer à son peuple une constitution parlementaire.

Napoléon revient en France ; les princes vont recommencer la guerre à nouveaux frais; ils ont besoin de leur peuple et la crainte de l'empereur les rend immédiatement libéraux. Ils se souviennent de leurs promesses. Le 22 mai i8i5, Frédéric-Guillaume III rendait une ordonnance*

1. Dès le i3 septembre. Hardenberg présentait à Metternich le plan dune constitution allemande, dont l'idée première revenait à Stein, et qui présentait des garanties constitutionnelles. Voy. Kluber, Akten des Wienerkomjr esses, t. I, i"^^ partie, p. !\ô et suiv.

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