‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 54 sur 174 · A LA VEILLE DE LA REVOLUTION · texte numérisé non relu

A LA VEILLE DE LA REVOLUTION

nationale, en parler sans cesse clans les assemblées de chaque Etat.

Peu auparavant, le 12 septenibre, les radicaux badois avaient tenu à OtTenbourg une grande réunion populaire où ils ne s'étaient pas bornés il réclamer des réformes locales, mais avaient demandé également une « représentation nationale » pour la confédération allemande*.

Bientôt ces revendications sont portées aux parlements des divers Ktats : au mois de février, Bassermann i\ la Chambre badoise et II. de Gagern l\ la Chambre de Darmstadt, proposent la revision du pacte fédéral.

Frédéric-Guillaume finissait par s'émouvoir. Il ne manquait pas d'intelligence politique et de hardiesse généreuse ; il avait toujours rêvé de se mettre à la tête du mouvement national: cela répondait tout ensemble à ses idées moyenâgeuses et à l'ambition naturelle des rois de Prusse. L'été entier avait passé sur sa déception du Landtag ; pour « oublier les chagrins du moment " », il avait voyagé ; l'accueil de tous l'avait réconcilié avec la vie et avec son peuple. A Venise (où il avait rencontré Bismarck'^), il n'avait pas abandonné toute colère contre les libéraux du Landtag uni ; sur le Rhin, où il vint ensuite, son

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