De Circourt, loc. cit., p
Le gouvernement le comprit et le lendemain publia une ordonnance de police Interdisant les rassemblements dans les rues, les cris et sifflets <( des mauvais garnements qui troublent le repos public », et ordonnant d'évacuer les voies et places après un signal de trois roulements de tambour ou appels de trompette.
Ce même jour, i4 mars, le roi reçut la délégation qui apportait l'adresse votée le ii. Il lui fit un accueil cordial et une réponse pleine de promesses : il garantissait la prompte réunion du Landtag, la réforme de la constitution prussienne, la refonte du pacte fédéral ; sur ce dernier point il ne précisa rien : « Des peuples libres, des princes libres ; leur liberté réciproque peut seule accroître la prospérité publique. » C'était écarter, avec ménagement, le principe de ^ la souveraineté populaire. Malgré les conseils de MM. de DonhofF et de Bodelschwingh, il ne voulait pas admettre un régime parlementaire qui lui imposerait ses ministres et restreindrait les droits de la couronne'.
Peu d'heures après, Frédéric-Guillaume signait une ordonnance convoquant le Landtag uni pour le 27 avril. Il rappelait qu'une conférence devait se réunir pour délibérer a sur les mesures commandées par l'intérêt de la patrie