CHAPITRE VII
Mesures de police et désordres les i5 et 16. — Evénements de Vienne. — Troubles le 17. — Les étrangers. — L'insurrection du 18 mars. — La nuit du 18 au ig. — Hésitations du roi : conseils et pétitions. — Le retrait des troupes. — Nouveau ministère. — Le salut aux morts. — Troubles populaires et départ du prince de Prusse. — La chevauchée royale et l'enterrement des victimes.
Berlin était alors une ville de ^20 000 âmes, où les habitants nouvellement arrivés, toujours plus turbulents, jouaient un rôle important. De Saxe, du Rhin, des pays slaves, étaient venus de nombreux ouvriers qui ne s'étaient pas encore incorporés à la population locale et formaient une masse très indisciplinée*. Frondeurs, turbulents, d'ailleurs spirituels, ils finissaient par agir sur les vrais Berlinois que la « fièvre de mars » avait envahis ; quinze jours d'énervement avaient préparé pour de graves troubles un terrain excellent.
La garnison était assez nombreuse, mais la