I. De Circourt, loc. cit., p
police était insuffisante, elle venait de donner la preuve de son incapacité. Pour rétablir l'ordre, on eut recours aux bourgeois eux-mêmes, et une ordonnance du 16 mars organisa des commissions de protection (Schiitzkommissionnen) ; dans chaque quartier se réunirent les fonctionnaires locaux pour choisir les « Schùtzbiirger » parmi les citoyens ; chefs dateliers, commerçants, petits industriels reçurent ainsi, avec un bâton blanc, la mission de pacifier les rues'; leur influence aurait pu être excellente sur une population tranquille. Mais lorsqu'ils furent organisés, le désordre était tel qu'une troupe forte et cohérente seule pouvait agir avec efficacité.
Le i5 mars, l'agitation commença plus tôt que d'habitude. Dès le matin les rues regorgeaient dune populace surexcitée. Le président de police Minutoli demanda au général de Pfuel de garnir les cours intérieures du château d'une forte garnison, car il pressentait que le peuple se porterait en masse vers la résidence rovale ". Un bataillon s'y installa ; un autre se posta à l'arsenal ; un fort piquet stationna à la gare de Leipzig où l'on attendait un train d'étudiants et de délégués saxons.
Dans l'après-midi, la foule s'assemble en masse