‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 76 sur 174 · R. Blum, loc. cit., p. io · texte numérisé non relu

R. Blum, loc. cit., p. io

2. Lavisse et Rambaud, Histoire générale, t. XI, p. iio (par M. Eisenmann) ; Seignobos, Histoire de l'Europe contemporaine, p. Sgi.

nand ; mais le i3 mars, lors de la réunion des États de la Basse-Autriche, des troubles se produisent et ils s'aggravent le lendemain ; un conflit éclate entre la populace et les troupes, les soldats font feu, le peuple s'insurge et la conférence d'État, efifrayée, oblige Metternich à donner sa démission. Le i5 mars, une proclamation impériale promet aux Viennois de convoquer une assemblée « en vue de la constitution de la patrie ».

Berlin ne pouvait rester en arrière. « La victoire du peuple à Vienne, écrit un contemporain, exerce une influence terrible : la cour gémit, le peuple jubile'. » La rue prend immédiatement une autre physionomie; les insurgés reçoivent un élan vigoureux. « La catastrophe de Vienne, écrivait Bodelschwingh le 3o mars, a fait marcher la Révolution à pas de géant. » Depuis trente ans, Metternich représentait un svstème de gouvernement ; sa chute laisse en désarroi même le pouvoir prussien.

Dans chaque ville, la Révolution a un caractère propre. A Vienne, elle se fait au cri de : « A bas Metternich! ». A Berlin, on connaissait à peine le nom des ministres, ils n'étaient même pas impopulaires, mais ignorés. La haine de la population se tourna contre l'armée ^ et les cris

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