Busch, loc. cit., p. 21 ; Gerlach, Denkwurdigkeiten, I
2. Ce propos, rapporté par Perthes, est reproduit par Raclifahl, loc. cit., p. i46, qui en critique l'exactitude parce que Roon aurait été absent à ce moment. Peu importe que Roon ait été ou non au château ; ses mots dépeignent exactement la situation.
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délégués de la municipalité, des gardes bourgeois, etc. On entrait, on sortait comme dans une salle publique. « La galerie royale ressemblait à une halle de Bourse et à certaines heures à un restaurant », a écrit le général Natzmer.
La plupart des arrivants demandait au roi d'abandonner la lutte. Frédéric-Guillaume résistait, promettait de retirer les troupes, dès que les barricades seraient soumises ; le parti militaire le soutenait, le général de Gerlach, alors au château, l'approuvait dans cette « attitude excellente et digne' ».
Vers le soir entra le baron de Yincke, un des députés du centre droit au Landtag uni, esprit sage et sûr, qui arrivait de voyage, tout couvert de poussière, appelé par Bodelschwingh pour délibérer sur les événements ; il montra hardiment au roi les dangers de ce combat fratricide; les officiers murmurèrent en ricanant: « C'est la faute de votre affreux Landtag. — Riez aujourd'hui, messieurs, répliqua Vincke en prophétie, demain vous ne rirez peut-être pas. » Il refusa de rester, mais sa parole avait porté sur l'esprit de Frédéric-Guillaume. Le bruit du canon dans la nuit, l'arrivée des prisonniers, les lamentations de la reine, tout lui était trop.
A cinq heures du matin, il donna l'ordre de