‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 83 sur 174 · I. Gerlach, Denkwiirdigkeiten, I, i · texte numérisé non relu

I. Gerlach, Denkwiirdigkeiten, I, i

suspendre le feu et rédigea une proclamation a ses « ehers Berlinois ». « Une bande de mauvais sujets et surtout d'étrangers a profité des circonstances pour parvenir à ses projets criminels, en mentant impunément, et a rempli de pensées de vengeance les esprits irrités de beaucoup de mes chers et fidèles Berlinois, en leur disant que le sang avait été versé à dessein, et c'est ainsi qu'ils sont devenus les auteurs d'un massacre afïreux... Rentrez dans le calme, enlevez les barricades... ; les troupes évacueront à l'instant même les rues et les places. » Cette proclamation est immédiatement portée à la connaissance du peuple.

Au lever du jour, le 19 mars, le combat s'arrêtait. Sans doute, plusieurs barricades tenaient encore et du château même on pouvait voir flotter le drapeau tricolore déployé par les Berlinois. Mais les munitions et les armes manquaient aux insurgés; les bourgeois commençaient à réfléchir et n'auraient pas continué plusieurs jours à combattre. En peu d'heures, on aurait réduit l'insurrection. Mais il aurait fallu un militaire calme et ferme, sachant tout ensemble combattre et pacifier. Prittwitz n'était pas cet homme ; pour tout conseil, il eneagfeait le roi à abandonner la ville avec troupes et trésors et h la mettre en blocus'.

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