‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 92 sur 174 · Rothan, L'Europe et l'avènement du second Empire, p · texte numérisé non relu

Rothan, L'Europe et l'avènement du second Empire, p

APRÈS l'insurrection iGi

« s'exaltait peu à peu dans ses rancunes contre l'esprit moderne et revenait à l'adoration du passé ' ».

A l'extérieur, la situation n'était pas plus brillante.

L'autorité prussienne n'existait plus dans le canton de Neuchàtel. Par un coup de main audacieux, les républicains s'étaient emparés du château royal le i®"" mars et avaient déclaré les droits de la Prusse éteints". Le gouvernement de la Confédération helvétique semblait regarder comme acquise cette situation de fait : dans la nouvelle constitution promulguée en été, Neuchâtel fut considéré comme un canton ordinaire, sans réserve des droits de la Prusse. La question traîna en droit pendant neuf ans et ne fut tranchée définitivement qu'après divers incidents et sur la médiation de Napoléon 111.

A la fin de mars, le bruit se répandait que la République française se préparait à envahir les pays rhénans ; il prenait assez de consistance pour qu'Othon de Bismarck y fasse allusion, le 4 avril, à la tribune du Landtag^.

A l'Est, les troubles de Pologne s'envenimaient

1. Saint-René Taillandier, Etudes sur la Révolution en Allemagne, t. II, p. i56.

2. Dœnliker, Histoire du peuple suisse, trad. de M""= Favre, p. 294-295.

Page 1