I. S}bel, loc. cit., p
lG4 LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848
Danois, trois fois moindres en nombre, pliaient. Ils se retiraient dans les îles où ils guettaient leurs adversaires ; à la fin de mai, ils culbutaient les Ilanovriens à Dybbel ; en même temps ils bloquaient étroitement les ports de la Prusse et paralysaient son commerce.
Par la force du nombre, la guerre aurait mal fini pour le Danemark, s'il n'était parvenu à émouvoir les puissances européennes. La France et TAngleterre adressèrent de pressants conseils h la cour de Berlin. La Suède, inquiète de l'avenir prussien sur la mer Baltique, joignit un petit corps de troupes à l'armée danoise '. La Russie protesta et Nesselrode déclara que « la guerre menaçait de porter atteinte à la paix générale, au commerce et aux intérêts des puissances riveraines de la Baltique ». Sous ces pressions diverses, la Prusse se résolut, en juillet et août, à signer à Malmoë deux armistices successifs qui assurèrent la paix jusqu'au commencement de l'année iS/JQ-
La Prusse était en pleines difiicultés intérieures .et extérieures, lorsqu'arrivèrent à Berlin, le 22 mars, les plénipotentiaires des petites puissances du Sud, Darmstadt, Nassau, Baden et Wurtemberg. Le nouveau ministre des affaires