‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 96 sur 174 · I. Lavisse et Rambaud, loc. cit., p · texte numérisé non relu

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APnÈs l'imsirrection i65

étrangères, baron d'Arnim, les reçut en conférence avec l'ambassadeur de Saxe : on rédigea un plan de constitution allemande; tomba-t-on d'accord sur tous les points? c'est obscur '. En tous cas on passa sous silence le point essentiel de la mission, la remise provisoire h la Prusse de la direction des affaires allemandes; ni les événements, ni la situation du monarque dans ses propres Etats ne le permettaient. On renvoya tout le travail définitif à Francfort. Le roi reçut les plénipotentiaires ; il avait perdu son bel enthousiasme ; il se déclarait « découragé et comme épouvanté de sa propre action' ». Une note royale du 26 mars renonçait aux conférences de Dresde, mais approuvait la revision du pacte par la Diète. Ainsi échouait cette tentative des petites puissances comme s'enlisait le chimérique piojet de Frédéric-Guillaume. Tout l'espoir se reportait sur le Vorparlament.

Le 3i mars, tous les députés des chambres allemandes et des citoyens notables, désignés par l'assemblée de Heidelberg se réunissaient dans l'église Saint-Paul, à Francfort, sous la présidence de Mittermaier ; ils tinrent cinq séances, toutes

1. Biedermann, qui arriva le aS au soir comme extraordinaire de la Saxe, afErmc que le projet fut signé sans restriction (Geschichte, loc. cit., p. •2b'j). Gagern, Leben des Gen. Fr. von Gwjern, I, -xô et Sybel, Die Beyrilndiiiuj, I, i44» le contestent.

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