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de cette sclérose névroglique. D'abord elle peut être diffusé dans tout le cerveau ; plus souventelle est localisée selon certains modes. Tantôt, c’est la sclérose miliaire du manteau cortical: celte sclérose est superficielle, en nappe, ou bien enfonce dans la profondeur des coins qui atteignent rarement cependant la substance blanche. Tantôt c'est l’encéphalite chronique subcorticale de Binswanger, avec atrophie très marquée de la substance blanche et intégrité relative de la substance grise. Ailleurs, c’est la gliose périvasculaire d'Alzheimer qui dissémine ses foyers nécrobioliques aussi bien dans le cortex que dans le centre ovaie.
Dans d’autres cas, enfin, il semble que la prolifération névroglique n'ait pas marché assez vite pour compenser la perte de substance due à l’atrophie et à la disparition des éléments nobles. Il en résulte des vides, des solutions de continuité. Siègent-elles dans l’intérieur du cerveau, ce sont les foyers de désintégration de Ferrand et Marie où l'état crible de Duran-Fardel. Intéressent-elles, au contraire, la périphérie des circonvolutions, ce sont les foyers d'élat vermoulu de Marie, en rapport avec l’altération des artères courtes piales chargées d’irriguer le manteau gris.
Telles sont, résumées très brièvement, les lésions, immédiates ou dérivées de l’artério-sclérose encéphalique. Les manifestations cliniques qui correspondent à chacune d'elles ne sont pas encore débrouillées. Il est peu probable d’ailleurs qu'on arrive jamais à préciser quelle prédominance symplomalique est la conséquence de telle ou telle forme anatomique; c’est qu’en effet ces lésions restent rarement isolées ; presque loujours elles se juxtaposent et s'associent selon des proportions variables et des modalités diverses. En outre, l'intensité des symplômes n’est pas fatalement en raison de l’accentualion des lésions et des troubles sérieux peuvent fort bien se montrer à une époque où les’altérations vasculaires, légères, n’ont pas encore relenti sur les tissus circumvoisins. Telle aphasie transitoire, telle hémiplégie fugace sera le fait d'une simple anémic cérébrale passagtre,
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d'un spasme de la sylvienne encore presque saine, spasme qui, en restreignant l'apport sanguin dans les circonvolutions du langage et de la motricité, les inhibe au point de vue physiologique, les supprime fonctionnellement.
Nous décrirons donc très rapidement la symptomatologie de l’artério-sclérose cérébrale, sans nous préoccuper de l'ordre que nous avons suivi en rappelant les principales caractéristiques anatomo-pathologiques, et nous distinguerons avec Alzheimer une forme légère et des formes graves.
A) La forme légère comporte des vertiges, des éblouissements, des bourdonnements d'oreille, une céphalée à prédominance occipilale (quoi qu’en dise Alzheimer) et qui s’exacerbe lors des efforts, une perte de mémoire progressive, de l'inaptilude au travail intellectuel, une fatigue physique plus où moins rapide, quelquefois une ébauche de Cheyne-Stokes.
Cette forme peut rétrocéder sous l'influence d'une hygiène, d'un régime et d’une médication appropriés ou bien faire place à l’une des formes suivantes.
B) Les formes graves peuvent se traduire par différents types.
D'abord si l’artério-sclérose cérébrale se complique d’hémorragie ou de ramollissement importants, nous aurons le tableau de l'ictus apoplectique avec les séquelles que l'on connaît ; celles-ci seront constituées par des symptômes en foyer conditionnés par la situation de l'artère dont la rupture ou la thrombose seront en jeu: ce seront des troubles psychiques, une monoplégie ou une paraplégie incomplète d’origine lobulaire paracentrale si c’est la cérébrale antérieure ; une monoplégic plus accentuée, de l’aphasie si c'est la cérébrale moyenne ; une hémianopsie, de la cécité verbale ou psychique, des troubles de l'orientation topographique si c’est la cérébrale postérieure ; une hémiplégie permanente si c’est une artère de la capsule interne, transitoire si c'est une artère de Ja capsule externe. |
Mais ces mêmes symptômes peuvent appartenir à la sclérose cérébrale, sans hémorragie, ni ramollissement; un simple
Robert
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état lacunaire, une simple sclérose disséminée peuvent les produire, un simple spasme artériel, comme nous l'avons vu plus haut. Dans ces cas, cependant, les phénomènes sont beaucoup plus discrets, estompés ; les hémiplégies ne sont jamais complètes et totales : ce sont plutôt des hémiparésies et elles sont souvent transitoires ; les aphasies sont frustes el plus fréquemment sensorielles que motrices, car la cérébrosclérose a une prédilection pour le lobe temporal ; la paraphasie et l’amnésie d’évocation des mots sont loin d’être rares.
Quoi qu'il en soit, nous n’envisagerons que les types cliniques de la cérébro-sclérose pure, sans complications et nous décrirons séparément les types somaliques et les types psychiques. Mais il reste bien entendu que ces types ne peuvent être isolés qu’artificiellement, pour la commodité de la description et que, dans la réalité de chaque jour, ils se combinent constamment pour former des complexus symptomaliques où il est difficile de discerner la part exacte qui revient à l’un et celle qu'il faut accorder à l’autre.