‹ La Pseudo-Paralysie Générale Cérébro-scléreuseChapitre 12 sur 29 · SN RE · texte numérisé non relu

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jambe. D'autres fois, cette hémiparésie est double, par suite de lésions successives dans les deux hémisphères. Si les symptômes prédominent dans les membres inférieurs, on a la parésie spasmodique de Pic (faiblesse avec contracture des membres inférieurs), souvent simulée par une sorte d’inhibilion musculaire due à ce que le cérébro-scléreux craint de ne plus pouvoir marcher. Il en résulte des phénomènes complexes et variés d'astasie-abasie.

Ces ictus successifs sont encore susceptibles de laisser à leur suite de la démarche à petits pas et en trainant les pieds, de l'embarras de la parole, des paresthésies, de la difficulté des mouvements combinés. Mais ces troubles peuvent aussi n'avoir été précédés d'aucun ictus. La marche à petits pas, la pointe du pied raclant le sol, est un signe d’altération des voies d'association motrice; volontairement le sujet est capable de faire l'effort nécessaire pour soulever le pied et la jambe, mais il ne l'accomplit pas dans la marche automatique.

2 Type pseudo-bulbaire. — Y ne peut ètre réalisé que par des lésions bilatérales des hémisphères, à cause de la double innervalion de chaque moitié symétrique de la face, de la langue et du larynx par des fibres venant à la fois de l’une et de l’autre moitié du cerveau. Ce type se constitue lui aussi d'habitude progressivement, à la suite d’ictus répétés. La face est immobile et inexpressive ; souvent la salive s'écoule par les commissures de la bouche restée entiouverte, ce qui accentue l'aspect hébélé du sujet. La langue a perdu de sa mobilité. Le voile du palais, parésié, pend, inerte. Les premiers Lemps de la déglutition sont pénibles. La glotte est parésiée et le malade s’essouflle vite quand il parle. Il y a en outre dysarthrie, quelquefois même anarthrie ou aphasie d'intonalion et crises de rire et de pleurer spasmodiques.

3° Type épileptique, avec crises d'épilepsie parfois partielle mais le plus souvent généralisée. — Ce 1ype est surtout en rapport avec les taches de sclérose miliaire et les foyers d'état vermoulu où la prolifération névroglique, en irritant

Par CRUE

les cellules pyramidales, détermine des convulsions plus ou moins violentes. La plupart des cas d’épilepsie sénile n'ont pas d'autre origine.

& Un type simulant la sclérose en plaques et auquel Naunyn à donné le nom de « pseudo-sclerosis multiplex senescentium ».

ÿ° Enfin un type, encore mal connu, qui peut se traduire par de l'abasie trépidante ou choréiforme. |

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