B) TYPES PSYCHIQUES
Lo I y a d’abord le {ype neurasthéniforme ou mélancolique présénile, sur lequel M. le Professeur Régis est un des premiers à avoir altiré l'attention et sur la fréquence duquel il insiste beaucoup dans son enseignement clinique.
2° Le type démentiel ou pseudo-démentiel de Ladame et de Binswanger, avec affaiblissement généralisé du fonds mental ( intelligence, affectivité, volonté) : amnésie, paresse de l'idéation et de l’associalion des idées, diminution notable du pouvoir d'attention et de concentration, perversion du jugement, appauvrissement de l'imagination, effacement des sentiments affectifs ou, au contraire, sensiblerie, émotivité exagérée el enfin aboulie plus ou moins accentuée.
3° Le type confusionnel, avec semi slupeur, entrecoupée ou non de raplus hallucinatoires.
ko Le {ype calalonique, avec « accès de catalepsie plus ou moins marquée el durable, caractérisés par un état mental d'incrlie passive et de docililé obéissante en vertu duquel des malades se prètent à toutes les allitudes qu’on leur imprime et les conservent fort longtemps sans ressentir de fatigue, Sans manifester d’impatience, sans marquer d’élonnement » (1). TES
9° Le {ype délirant, avee délire puéril de persécution ou de préjudice, plus rarement de grandeurs, associé à des
(1) Durré, Psychopathies organiques. ‘/4 Traité de pathologie mentale de -Gilbert Ballet. x
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idées hypocondriaques. Le délire onirique est également fréquent chez les artério-scléreux avancés qui sont au seuil de la démence sénile.
D'ailleurs, ces trois derniers types appartiennent de préférence aux artério-seléreux âgés, à la période ultime de la démence arlério-sclérolique qui est presque toujours la préface de la démence sénile.
Nous avons déjà dit et nous répélons que ces types cliniques existent rarement purs el qu'ils ne peuvent êlre envisagés séparément que pour la clarté de l'exposition. Ils s’intriquent presque Loujours dans des rapports variables et délicats à préciser pour conslituer un kaléidoscope d'états cliniques particuliers, différant d’un sujet à l’autre et chez le mème sujet, d’une période à l’autre de sa maladie.
Or, il peut arriver que ces lypes cliniques se combinent de telle sorte qu'ils déterminent un tableau en tout pointcomparable à celui de la méningo-encéphalite, un tableau pseudo-paralytique. Prenons, en effet, à nos types psychiques la démence arlério-sclérotique ; associons-la, chez un mèn:e sujet, aux troubles alaxiformes et dysarthriques de tel et tel type somalique et ce sujet ressemblera à s’y méprendre à un paralylique général.
Et c’est à montrer que celte combinaison n’est pas une hypothèse gratuile et sans fondement, un jeu facile de limaginalion, mais bien une réalité vivante et souvent troublante pour le clinicien, que nous avons consacré notre élude et destiné les observations contenues dans notre travail.
Mais, tout d'abord, examinons quelles ont été les différentes opinions émises jusqu’à nos jours sur les rapports de l’artério-sclérose cérébrale et de la paralysie générale.