CONCLUSIONS
1° On peut rencontrer en clinique des malades, ayant dépassé quarante ou cinquante ans, présentant un ensemble de symptômes physiques et psychiques qui, par leur réunion et leurs caractères, rappellent les signes cardinaux de la para- Iysie générale progressive.
2° Ces malades n'ont pas eu la syphilis et ne sont pas sous le coup d’une infection ou d’une intoxication apparentes.
3° Par contre, ils sont porteurs de stigmates de l’artériosclérose et présentent plus particulièrement des symptômes évidents d’artério-sclérose cérébrale.
4° Pour ces raisons, on peut désigner cet état morbide particulier des noms de pseudo-paralysie générale artério-seléreuse ou de pseudo-paralysie générale cérébro-scléreuse.
5 La pseudo-paralysie générale cérébro-scléreuse se distingue essentiellement de la paralysie générale vraie par les caractères suivanis :
a) La coexistence des signes de cérébro-sclérose.
b) Une démence moins profonde et moins globale.
c) Des troubles somatiques moins intenses et moins préeis. d) Une fréquence moins grande des délires.
e) Une évolution non régulièrement progressive.
}) La possibilité d'amélioration par un traitement appro-
prié.
E 4 w TA: 10 jme HE ds “Or NA Pt ES CMD GE NNER TR PL RE
g) L'absence de lymphocytose du liquide céphalo-rachidien et la réaction de Wassermann négative pratiquée avec ce même liquide (mais le trop petit nombre de faits que nous possédons à ce sujet nous oblige à donner sous toute réserve ces deux derniers signes qui ont besoin d’être confirmés par des recherches plus approfondies).
Vu, bon à imprimer :
Le Président, Vu : Le Doyen, D° E. RÉGIS. A. PITRES.
Vu, et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 23 décembre 1910.
Le Recteur de l'Academie, R. THAMIN.