‹ La Pseudo-Tumeur Blanche de la Syphilis héréditaireChapitre 3 sur 14 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les retentissements articulaires de la syphilis sont connus depuis très longtemps, Ambroise Paré (1561) en parle dans ses ouvrages comme Della Croce dans sa Chirurgie.

C’est Richet (1853), qui, par son remarquable mémoire sur les tumeurs blanches syphilitiques, ouvre l’ère scientifique de la question, car Ricord ne considérait pas comme sûrement établie l’existence des arthrites spécifiques, il croyait la syphilis capable de s’associer à la tuberculose pour modifier les allures cliniques des tumeurs blanches. Richet admettait l’existence de deux formes seulement : l’arthrite secondaire, synovite pure et l’arthrite tertiaire dans laquelle il y avait aussi des lésions osseuses.

Fournier compléta l’étude de Richet en décrivant les diverses formes cliniques de la syphilis articulaire secondaire.

La première autopsie de syphilis articulaire fut faite par Lancereaux en 1863 et la deuxième par Méricamp (1882), aui, avec Defontaine, fit un important travail sur la question, nous verrons que cet auteur décrivit une forme spéaiale d’arthrite spécifique héréditaire.

La thèse de Dureuil (1880) est consacrée aux pseudo-tumeurs blanches syphilitiques:, avec celle de Bouilly (1878) elle inaugure la série des publications qui fixeront le dia:

gnostic différentiel entre syphilis articulaire et tuberculose ostéo-articulaire.

Les manifestations articulaires de la syphilis héréditaire ont suscité un nombre important de travaux.

Danjou consacre sa thèse (1887) aux ostéo-arthropathies déformantes ; Manino, dans la France médicale (1888) ; Rol land, dans sa thèse de Bordeaux (1886) ; Métayer, dans sa thèse de Paris (1904) ; Debonnesset (Paris, 1906), précisent Jes caractères cliniques et le diagnostic de la pseudo-tumeur bianche syphilitique héréditaire,

Kirmisson et Jacobson lui Ra une étude dans la Revue d’orthopédie (1897) et Sergent étudie les formes mixtes: syphilis et tuberculose.

En Allemagne, d’importantes monographies sont publiées et Weliamimoff consacre à la syphilis articulaire un gros ouvrage (1910).

Citons encore les travaux de Guterbock, de Apert, Robinson, Imbert, Baudelot, Moussous, Berne, Max Schuller, Pierre, Rebeyrolle, Pascalides, Clutton, Hutchinson, etc. L’excellente thèse de Fouquet (Paris, 1905), constitue une des meilleures études de la syphilis articulaire.

Page 1