‹ La PsittacoseChapitre 3 sur 18 · HIT · texte numérisé non relu

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Californie, chez des personnes qui avaient été en contact avec des perroquets récemment achetés.

En Europe, c’est surtout l’ Allemagne qui se trouve être atteinte par cette affection ; ce fait tient à ce que le port de Hambourg est un grand centre d’importation des perroquets : c’est là que sont débarqués chaque année une vingtaine de mille de psittacidés alimentant le commerce des oiseleurs allemands et des pays voisins; de plus, on pense que dix mille de ces animaux sont introduits en fraude, sans déclaration préalable et nombre de marchands accusent ces perroquets d’avoir apporté la maladie.

Les premiers cas apparaissent en juillet 1929, mais la plupart éclatent en décembre. L’épidémie est étu- : diée par le Professeur NOCHT et, au 15 janvier 1930, ADAMY note déjà 31 cas dans le grand port allemand. De là, la psittacose gagne Brême, puis Berlin ; d’après ELKELES, c’est là qu’un professeur de géologie, revenant du Brésil et en rapportant un perroquet, a été contaminé ainsi que sept personnes de son entourage.

GRUNWELD et MEYER citent même le cas d’un vétérinaire qui a travaillé dans une salle où vivait un perroquet et qui a été infecté.

La maladie est également constatée à Cologne (SIEG- MUND), à Altona, à Munich (KERCHENSTEINER), à Dortmund (Lows), à Dresde, Chemnitz, Münster.

À Leipzig, 9 cas sont observés en décembre 1931, 5 en janvier 1932, avec 2 morts, et 2 à Cologne en février 1932.

Au total, on aurait observé en Allemagne, à cette époque, 180 cas de psittacose dont 56 mortels (HEY- MANN), consécutifs à l'importation de perroquets venant du Brésil, mais originaires d'Argentine.

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En Autriche, plusieurs foyers sont étudiés par le Professeur WELTMANN ; ils ont pour point de départ des perroquets du Brésil; ceux-ci au nombre de 157, sont débarqués à Brême, fin juillet 1929, et dirigés immédiatement sur Vienne, mais 40 d’entre eux seulement arrivent à destination et sont presque tous achetés par un Américain et un Italien; les volatiles ne tardent pas à mourir et à leur tour leurs propriétaires et leur famille sont tous atteints de psittacose.

En Suisse, 5 observations datant de novembre 1929, ont été relatées par MM. RoCHS et WOHLERS ; ces cas sont groupés en trois foyers différents, mais les perroquets en cause provenalent tous du même marchand.

En Angleterre, les premières atteintes sont signalées en juillet 1929 et étudiées par THOMSON et HILLIER qui reconnaissent la contagion par le perroquet. Le Docteur HILLIER procède avec le bacille de Nocard à des épreuves de séroagglutination qui sont positives dans une dilution à | pour 500. De nombreux foyers se déclarent par la suite et notamment à Londres, Birmingham, Liverpool, dans le Cheshire, etc... THOM- SON, au début de 1930, étudie 16 atteintes nouvelles avec 5 décès; BEDSON, WESTERN et SIMPSON constatent 12 cas humains et 6 chez des perroquets. L’épidémie provient des perroquets d'Argentine, sauf pour un fait datant de 1928, où l’agent infectant était oniginaire de l’Ouest-Africain.

En huit mois, on a compté en Angleterre 75 à 80 cas de psittacose.

En Tchécoslovaquie, la psittacose fait son apparition à Prague et à Moravska-Ostrava, au début de 1930 ; elle y est introduite d’une part, après achat d’un perroquet du Brésil venant de Berlin, et d’un autre

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