‹ La PsittacoseChapitre 9 sur 18 · THOMA · texte numérisé non relu

THOMA

RERS VUE

« Chez les perruches atteintes de psittacose, il existe un virus filtrant susceptible de transmettre la maladie à des perruches saines. Ce virus se transmet en série d'animal à animal, il existe dans les organes et dans les fèces. Le sérum provenant de sujets convalescents de psittacose semble susceptible d’atténuer un peu l’action pathogène du virus filtrant. »

MM. RIVERS et BERRY ont constaté que les perroquets sont sensibles à l’inoculation de produits virulents par voies buccale, nasale, intramusculaire. Il en est de même pour la souris par voie intrapéritonéale et intracérébrale. Le lapin et le cobaye sont également réceptifs à l’inoculation intracérébrale qui provoque des lésions de méningo-encéphalite légère et de dégénérescence graisseuse du foie avec foyers de nécrose et infarctus.

L'’ultravirus de la psittacose possède tous les caractères des virus filtrables en général, il filtre à travers les bougies Chamberland L3 et Berkefeld N sous la pression de 20 à 22 cm. de mercure. D’après PACHECO, ce virus aurait une très grande activité ; il provoquerait l'infection à la dose de 0,000.000.1 gr.

Que devons-nous penser du résultat de toutes ces recherches ? Dans les cas où le perroquet porteur de bacilles de NOCARD a réellement transmis la psittacose, on peut émettre l'hypothèse que Bacillus psittacosis est un microbe de sortie dont l’appartion dans l’organisme est consécutive à l'infection par l’ultra-virus. Cette idée est d’autant plus plausible que la peste porcine, attribuée autrefois à une Salmonella, est en réalité due à un virus filtrable.

Etude clinique

PENCHE ZITLES OISEAUX:

La période d’incubation est variable; d’après LaA- HAYE, elle va de trois jours à plusieurs semaines : pour KaAUPP, elle est de trois à cinq jours. Au point de vue expérimental, LEVINTHAL admet qu’elle ne dépasse pas quatre à sept Jours.

L’affection comporte plusieurs formes cliniques. MM. LECLAINCHE et VERGE en reconnaissent trois, qui sont vraisemblablement dues à une plus ou moins grande virulence de l’agent infectieux.

a) Forme suraiguë. — Flle est assez rare et emporte le malade en une journée au maximum. TRUCHE et BOUFFANAIS ont fait une bonne description de cette forme : « L'oiseau est triste, somnolent, se tient en boule ; il a les plumes hérissées, les ailes tombantes, les yeux clos. L’inappétence est totale pour les aliments solides. Presque tous les animaux boivent beaucoup pendant les dernières heures de la vie. Diarrhée liquide, blanchâtre, parfois sanguinolente. La maladie a une allure foudroyante ; elle dure de 5 à 24 heures. »

b) Forme aiguë. — Elle est de beaucoup la plus fréquente. On remarque au début des signes généraux assez vagues : somnolence, tristesse; l'oiseau est fiévreux, il ne mange pas et boit énormément. Il ne descend plus de son perchoir où il reste en boule, les yeux

mi-clos, les ailes pendantes et les plumes hérissées. Puis les symptômes s’intensifient peu à peu, les plumes tombent, l’animal est secoué de tremblements; puis apparaît du mucus nasal qui devient bientôt mucopurulent :les paupières sont également très enflammées et sécrètent un liquide analogue. Enfin une diarrhée plus ou moins abondante, verdâtre et fétide, s'installe : de séreuse, elle devient hémorragique, épuise le malade qui s’amaigrit de plus en plus et finit par succomber par paralysie ou dans des convulsions au bout de huit à neuf jours.

c) Forme subaiguë. — Cette forme est caractérisée par la prédominance des signes respiratoires, mais la maladie débute comme dans les formes précédentes. L'oiseau atteint tousse, respire difficilement; de ses narines et de ses paupières s'écoule une sécrétion plus ou moins purulente.

Tous ces cas ne sont pas mortels, mais les individus qui guérissent seraient des porteurs de germes.

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