PROFESSEUR A LA SORBONNE
Hommage respectueus:
La quarante-cinquième leçon du Cours de Phi- | ophie Positive, qui termine l'exposé de la par-
ie physiologique, est profondément inspirée de Gall. Sans doute, A. Comte fait les plus expresses r serves sur la valeur des résultats particuliers quels Gall a abouti; sans doute, il proclame
« l'analyse phrénologique fondamentale est...
entièrement à refaire... d’abord dans l’ordre ana- É a L]
nique, et ensuite dans l'ordre purement physiolo- AN |
. Il n’en reconnait pas Don en oE M FLE
1, Ed. Schleicher, 1908, p. 436. ts BLonvez. — Psycho-physiologie. 1 EE
sont bien, comme Gall l’a définitivement étab
principes fondamentaux ; l'étude des phénomèn mentaux, comme de tous les autres résultats «
l’organisation, est bien le dernier chapitre et comr
le couronnement de la physiologie.
En 1851, il est vrai, dans le premier volume «
Système de Politique Positive :, le pomt de de Comte a radicalement changé : c’est que, dans
l'intervalle, sa sociologie s’est constituée. La ps) chologie ne fait plus partie de la biologie, ma
bien de la science nouvelle. La méthode de Gall. 4 * ne pouvait rien donner, faute de satisfaire aux.
véritables nécessités de la recherche. Seul l’exame où
positif de l’évolution collective se montre “ris ment fécond. L’anatomie même ne sert plus Eu.
en figurer et en confirmer les résultats. Du rang €
créateur, Gall descend à celui de précurseur,
Comte a beau insister sur ce qu'il lui doit et rec
et une utilité passagère *.
A 1Ë Ai CREUETe fondamentale, (RARE
timents sur Gall, cf. Lévy-Bruhl : /a Philosophie d'A. a
Mais, aussi bien en 1851, quand il entend opé- | rer dans la physiologie du cerveau une véritable # volution, qu'en 1837, alors qu'il se contentait
une simple réforme, les idées de Gall servent
oujours de point de départ à l’exposé des siennes et ses arguments ne nous sont pleinement intelli- Mu / pe :
ibles qu'à condition que nous soit connue, au
moins en ses lignes directrices, la théorie à
laquelle il les emprunte ou à laquelle il les oppose. D'ailleurs, si évidentes que soient devenues entre jomte et son prédécesseur les divergences de à rincipes, de méthode et de doctrine, elles ne vont ÿ pas jusqu’à interdire entre eux tout rapprochement t c’est ainsi que M. Soury à pu, au moins sur un joint, les associer dans une même condamnation et prononcer que les organes cérébraux de l’un et e l’autre lui paraissaient « les plus creuses rêve-
es ne soient jamais sorties de la cervelle humai-
LT 1900, p. 219, et G. Dumas : quid Auguslus Comte e suae aetatis psychologis senserit, thèse latine. 1900.
. Le Système Nerveux Central, 1899, p. 510.
naque, avec réflexions sur la signification du. volume de l’encéphale, à
discussion *, qui n'occupa pas moins de huit séance ,
de février à juin, et qui fut, à la fois, la conclusion
métrie.
Sans doute, si l’on met à part Perier, médecin | eu des Invalides, élève de Spurzheim, dont l'enthou- A siasme pour la doctrine de Gall a des révoltes ingénues (p. 220), il apparaît bien, à lire cette dis- 4 cussion, que la phrénologie et ses st n'avaient pu dès lors résister, dans le détail, À l'épreuve du temps. Il n’en est que plus 4 +
quable de voir Gratiolet et Broca, malgré la 4