‹ La psycho-physiologie de GallChapitre 18 sur 35 · Recherches sur le Système Nerveux, etc. p · texte numérisé non relu

Recherches sur le Système Nerveux, etc. p

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tions, sont rattachables à une sorte de modèle et de type commun. Bien loin de s’exclure, elles se supposent. Le milieu matériel est la condition de la vie organique, sans laquelle, à son tour, point ne serait d'activité psychique. Mais ce n’est pas à dire que la pensée soit le produit ultime de la vie, le perfectionnement suprême d'organes primitivement destinés à d’autres fonctions, ni que la vie soit une sorte de sublimation des propriétés de la matière.

Le perfectionnement d’un organe donné, dans les limites, pourrait-on dire, de son emploi, ne fait pas difficulté pour Gall. C’est notion courante et couramment utilisée dans son système. Mais, en revanche, il n’imagine pas de développement et de transformation qui fasse sortir un organe de sa sphère d’action primitive et l’adapte à d’autres fonctions. Donc, du point de vue organique, la continuité de la nature est toute de juxtaposition.

Pas de propriétés nouvelles sans mécanisme nouveau, susceptible d’en expliquer la présence. La nature, dans ses créations, procède, non par transformation, mais par superposition d'organes.

Les organes ont chacun leurs fonctions, en rap-

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port avec leur structure, et n’ont que ces seules

et uniques fonctions. Nul organe ne peut en sup-

pléer un autre ni être suppléé par lui. Nulle coopération d'organes inférieurs ne peut suppléer à | l'absence d’un organe supérieur. PEN

Par conséquent, si les lois générales des organismes sont valables pour tous les êtres, les différents organes n’en sont pas moins irréducüblesles uns aux autres, et c’est ici, précisément, dans la 1 philosophie de la nature de Gall, le second des principes que nous avons annoncés : la spécificité des organes est pour lui absolue et ne comporte pas d’exception.

Il faut renoncer aux principes et aux causes uniques. Chez l'animal « beaucoup de phénomènes ont lieu sans système nerveux », beaucoup d’autres sont simplement modifiés par lui, « d’autres enfin le reconnaissent pour cause unique » ; par suite, 1l ne saurait être « la cause première et unique de

toutes les actions des corps organisés, de touleirri-

tabilité, et de toute vitalité » ([, 7). Donc la vie est

indépendante du système nerveux.

De même pour les fonctions du système nerveux, à l’égard des fonctions vitales proprement dites.

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