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La sincérité, la foi scientifiques de Gall étaient
complètes. C'était de la craniologie et de l’organologie qu'il était parti; sans elles il n'aurait pas conçu sa physiologie du cerveau, et il lui apparaissait que la vérité de l’une était, en fait, étroitement subordonnée à la vérité des deux autres, qui en constituait l’irréfutable démonstration. Il fut, d’ailleurs, victime d'une idée juste et d’un louable scrupule. Une hypothèse scientifique n’est valable et légitime que pour autant qu'elle est susceptible d'applications précises. Si donc la physiologie du cerveau était bien ce qu'il la croyait, il fallait, pour l'établir définitivement, ne pas se contenter de simples généralités, mais descendre dans le détail,
et prouver qu’à des régions déterminées du cerveau
étaient réellement attachés des penchants et des facultés déterminés. Craniologie et organologie devenaient ainsi scientifiquement nécessaires à la physiologie du cerveau, pour démontrer qu’elle possédait cette fécondité, à défaut de laquelle hypothèses et théories demeurent sans portée.
Malheureusement pour Gall, il s’est trouvé que, malgré l'enthousiasme de ses disciples, sa craniologie et son organologie, loin d’apporter, comme il s’y attendait, à sa physiologie du cerveau une consécration définitive, finirent, au contraire, par l’entrainer dans l'oubli.
En réalité, Gall, en considérant la perception, la mémoire, l’imagination, l'attention, le jugement, le désir, la passion, ete., non comme des facultés, mais comme des attributs communs à tous les penchants et toutes les facultés de lâme, a apporté une indication dont la psychologie devait ultérieurement faire son profit, et préparé les voies à d’intéressantes recherches. « Gall le premier .….assiana, écrit M. Ribot', à chaque faculté sa mémoire propre et nia l’existence de la mémoire comme