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voulu, comme semblent le montrer les trépignements des derniers temps de la grossesse (4). » Le professeur Kussmaul va plus loin S il admet que « l'enfant peut, même avant 6a Baissante, concevoir certaines expériences et acquérir certaines aptitudes par le sens du toucher réveillé par son contact avec I« matrice qui l'entoure, de même que par la sensation de isoif et de faim excitée par les humeurs amniotiques qu'il avale. Ainsi, déjà à cette époque, l'intelligence (te l'eafant commencerait à se développer, bien que très imparfaitement. »
Que sont les modifications de la vie mentale avant la naissance ? Est-ce que l'analogie expérimentale nous éclairera quelque jour sur cette délicate et complexe question ? L'anatomie comparée du cerveau fœtal, du cerveau de l'enfant et du cerveau de l'adulte, nous apprendra-t-elle si les sensations primitives se trouvent arrêtées ou non en chemin avant d'atteindre les fibres nerveuses qui les aident à se transformer en perceptions? Les organes des sens, quoique incomplètement achevés encore, ne laissent-ils pas que de produire des réactions locales, périphériques, vibrations sensitives ou sensations véritables, mais qui n'en sont pas moins, pour les parties impressionnées, une sorte d'exercice Hïdimentaire équivalant à un commencement d'éducation, d'habitude, de pli, pour ces organes ? Quelle est l'action de la vk extérieure ou de la vie intérieure sur ces âmes a demi formées, à demi actives, et peut-être vaguement conscientes? Si les mouvements du fœtus étaient tous mécaniques et inconscients, ses sensations n'aboutiraient-elles qu*à de sourdes excitations de la sensibilité, qu'il serait déraisonnable d'en contester/comme d'en exagérer l'importance. Puisque la déviation d'un dixième de millimètre subie par une fibre nerveuse, pendant l'état de grossesse, influe considérablement sur la contexture d'un organe quelconque, les