Arcliiv fur Anatomie und Phijaiol., ISSo
nombreux pour les nerfs de la sensibilité générale (toucher, chaud et froid), moins nombreux pour les sens spéciaux. Si l'existence de ces nerfs spécifiques de la douleur était bien établie, elle aurait pour notre sujet une importance aussi grande que les découvertes de Sachs et autres, sur les filets nerveux propres aux muscles, ont eue , pour l'étude du sens kinesthétique. Mais ce physiologiste a répudié depuis ' sa première assertion ou soutenu qu'elle avait été mal comprise; il admet des points douloureux (sensibles à la douleur), non un organe spécifique de la douleur ni des nerfs spéciaux pour la transmettre. Par contre, Frey - prétend avoir donné des preuves expérimentales de l'un et de l'autre : nerfs dolorifiques et organes terminaux appropriés. Ses expériences ont été rejetées comme inexactes. Dans l'état actuel, rien nétablit l'existence de nerfs de la douleur et la plupart des auteurs ont donné de fortes raisons contre la vraisemblance d'une telle découverte. Cette hypothèse rejetée, on admet que l'impression douloureuse, comme toute autre, se transmet par les nerfs de sensibilité générale ou spéciale. — Lorsquelle est entrée dans la moelle épinière par les racines postérieures, la route qu'elle suit pour panenir aux centres supérieurs a donné lieu à beaucoup de recherches et de discussions. D'après Schifï", la transmission a lieu par la substance grise, les impressions tactiles cheminant par les cordons postérieurs : il y aurait ainsi deux voies distinctes, l'une pour le phénomène affectif, l'autre pour la sensation proprement dite. Brown-Séquard admet aussi des voies distinctes, mais à travers la substance grise seulement; la région antérieure est dévolue au toucher, la région médiane à la température, la région postérieure à la douleur. D'après Wundt, il y aurait pour les impressions du toucher et de la température une voie primaire par la substance blanche, quand les excitations sont modérées; une voie secondaire par la substance grise qui servirait de dérivatif, quand les excitations sont violentes. L'hypothèse de voies séparées, quelles qu'elles soient, a l'avantage de s'accorder avec un fait bien connu, sur lequel nous aurons à revenir : c'est que la transmission de la douteur retarde sur la transmission sensorielle. Lehmaun, dont la position est'