‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 15 sur 115 · FACULTÉS INTELLECTUELLES · texte numérisé non relu

FACULTÉS INTELLECTUELLES

cultes intellectuelles et de facultés affectives (1), terminologie qui a été adoptée de la plupart de ses successeurs. Mais, quand on demande aux philosophes ou aux phrénologistes le caractère commun des faits intellectuels, la ressemhiance qui les place dans la même catégorie et les dislingue des faits de l'autre branche , ils ne donnent pas de réponse, ou ils répondent, soit par une tautologie, soit par une métaphore , soit par une raison qui effacerait la distinction tju'ils veulent établir. Ihomas Reid , par exemple , place d'un côté les facultés de perception , de conception, de mémoire, etc, parce qu'elles sont, dit-il, purement contemplatives; de l'autre , les instincts , les habitudes, les appétits, les affections , parce que ces principes sont actifs , c'est-à-dire parce qu'ils nous déterminent à faction. Mais le mouvement des muscles, soit de la figure, soit des membres, n'est-il pas déjà une action ? Les n-uances de la pensée ne se réfléchissent-elles pas dans les gestes aussi bien que les nuances du sentiment ; la notion du devoir , d'ailleurs , ncst-elle pas un fait intellectuel, et n'a-t-elle pas le pouvoir de nous déterminer à l'action? Le philosophe écossais range, parmi les facultés actives, la croyance instinctive au témoignage, et la croyance à la stabilité de la nature (2) , facultés qui n'ont rien de plus actif que la perception extérieure des corps, la mémoire et fimagination. D'autres philosophes disent que le caractère commun des faits intellectuels est d'cclairer l'àme , et que celui des faits sensibles est de l émouvoir ; mais , l'àme est-elle susceptible de mou-

(1) Obs. sur la plir/n., p. Uli.

fS) e-fOl,?. 80, 83.

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