‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 26 sur 115 · DU FÉUENCE DE NATURE · texte numérisé non relu

DU FÉUENCE DE NATURE

aux volitions , bien qu'elles puissent s'appliquer à différents actes, quand on en produit une, on peut les produire toutes, et en conséquence, daprès les règles de la méthode psychologique, nous ne devons les attribuer qu'à une seule et môme faculté indivisible, à la libre volonté.

ÎSous n'aurons donc à sous-diviser que les facultés intellectuelles et les facultés aîTeclives, parce qu'elles ne se trouvent pas toutes dans le même homme , ou qu'au moins elles n'y sont pas toutes au même degré.

« Les facultés alTecîives, ditSpurzheim,ne connaissent )) pas les objets de leur satisfaction (1). » M. Broussais ajoute : « Il a fallu percevoir laliment par les sens, avant )) de le désirer ; voir une femme ou un homme avant M d'éprouver, au souvenir de Tune ou de Tauîre, des af- )) fecîions qui y sont appropriées ; être témoin dun mal- » heur poup-ressentir de la commisération, etc. (2) » Ainsi, de l'aveu des phrénologistes, les facultés affectives sont aveugles et attendent pour entrer en exercice laverlissement d'une ou de plusieurs facultés intellectuelles (3). II est donc d'une bonne méthode de commencer l'exposé de la psychologie par les facultés qui se mettent en jeu les premières, c'est-à-dire, par les facultés intGllcctuclles, et de ne pas imiter l'exemple des phrénologistes qui traitent d'abord des facultés aiTectivcs.

J.a division ordinaire de lintelligence comprend la perception, l'attention, le jugement, le raisonnement, la mémoire et l'imagination. L'école phrénologique at-

(1) Mr.rjid, p. 20.

(2) Court de phrcn., p 720 30.

(3) Obs. lurlnphrén., p. 331-3, ct Manuel, p. 20.

ET DIFFÉREÎ^CE DE DEGr.H. 83

taque cette distribution : elle avance qu'il ne faut pas classer les facultés intellectuelles par la nature do la fonction, mais par celle de robjct auquel plusieurs fonctions se rapportent. Aiusi on ne doit pas considérer la perception comme une faculté indivisible, sappliquant en chacun de nous, à tous les objets, ni la mémoire comme une faculté indécomposable, donnant à tous le souvenir de toute chose. îl n'y a pas non plus une seule attention, un seul jugement, un seul raisonnement et une seule imagination; mais il faut reconnaître, par exemple, une faculté du coloris, comprenant à la fois la perception , laitention, le jugement, le raisonnement, la mémoire et îlmagination des couleurs, puis une faculté *de la mélodie renfermant les mêmes degrés, et ainsi autant de facultésquily a d'objets distincts de la penséeîîamaine(î). La phrénologie a fait grand bruit de cette nouvelle manière d'envisager linlelligence, et ciie Ta regardée comme un avantage par lequel surtout elle était en droit de proclamer sa victoire sur la philosophie. Je pense qu'elle n"a ni tout à fait tort, ni tout à fait raison.

On ne doit certainement pas accuser ies philosophes d'avoir regardé les perceptions comme inséparables les unes des autres ; ils ont toujours distingué, par exemple, les perceptions des cinq sens. lis ont de môme reconnu plusieiîrs genres de mémoire. Gali en a fait luimême Faveu : « Avant moi, dit-il, on avait déjà distingué » la mémoire des choses ( memorla realis ), la mémoire )> des mots ( meinoria uerbalis), et la mémoire des lieux )) {memoria loca'is) y^:). » Dans ces derniers temps, Pvcid

(t) Gall, t. IV, p. 15 et 02J ; et Spurz'aoini, Ois.,^!. 331'4-. (2) ^nat , t. ly, p. li.

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